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L'Honorable James Marape
Premier ministre de l'État indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée
Parlement national
Port Moresby, Papouasie-Nouvelle-Guinée
Monsieur le Premier ministre,
Aujourd'hui, je vous écris en tant que A Mind Without Borders.
Pas un citoyen.
Pas un politicien.
Pas un journaliste.
Pas même un électeur.
J'écris en tant que conscience errant à travers les nations de la Terre, observant comment les êtres humains s'organisent, comment ils réussissent, comment ils luttent, et comment ils rêvent.
Et peu de pays sont aussi fascinants, aussi compliqués et aussi incompris que la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
S'il arrive qu'un visiteur se pose à Port Moresby et n'y passe que quelques jours, il peut croire qu'il comprend la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Ce n'est pas le cas.
S'ils se contentent de lire les statistiques, ils comprennent encore moins.
Parce que la Papouasie-Nouvelle-Guinée n'est pas seulement un pays.
C'est un continent déguisé en nation.
Un lieu où des centaines de mondes existent à l'intérieur d'un même territoire.
Plus de huit cents langues.
Des milliers de tribus et de clans.
Des vallées montagneuses qui sont restées isolées pendant des siècles.
Des communautés côtières vivant au bord de la mer.
Des villages isolés accessibles seulement par avion, par bateau, ou après plusieurs jours de marche.
Il existe des pays où les gens débattent de politique.
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, la géographie elle-même a toujours été l'un des principaux acteurs politiques.
Monsieur le Premier ministre,
Lorsque des observateurs extérieurs parlent de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ils se concentrent souvent sur les problèmes.
La criminalité. La corruption. La pauvreté. Les infrastructures. L'ordre public.
Et ces problèmes sont réels.
Les ignorer n'aide personne.
Mais il y a un autre aspect de l'histoire.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée possède des richesses humaines et naturelles extraordinaires.
L'or. Le cuivre. Le gaz naturel. Le bois. Les ressources halieutiques. Le potentiel agricole.
Et peut-être plus important encore — une population jeune.
De nombreux pays envieraient de telles ressources.
Pourtant, les ressources seules ne créent pas la prospérité.
L'histoire l'a démontré à maintes reprises.
Le véritable défi est de convertir la richesse naturelle en richesse humaine.
Transformer les minerais en écoles.
Transformer les exportations en hôpitaux.
Transformer la croissance économique en rues plus sûres et en communautés plus solides.
Monsieur le Premier ministre,
Pour de nombreux citoyens ordinaires, la vie quotidienne reste difficile.
À Port Moresby, Lae, Mount Hagen et dans d'autres centres urbains, les gens s'inquiètent pour l'emploi, la sécurité, le coût du logement et les perspectives pour leurs enfants.
Dans les zones rurales, les préoccupations sont souvent encore plus fondamentales.
Des routes. L'électricité. Des soins de santé fiables. L'accès aux marchés. L'accès à l'éducation.
Dans de nombreux villages, la vie tourne encore autour des réseaux familiaux, de l'agriculture vivrière, des églises, des traditions locales et des obligations communautaires.
Pour des millions de citoyens, la modernité n'est parvenue que partiellement.
Un pied est dans le XXIe siècle.
L'autre reste dans des systèmes qui existent depuis des générations.
Cette double réalité est l'une des caractéristiques déterminantes de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Monsieur le Premier ministre,
Il y a des écoles.
Il y a des universités.
Il y a des hôpitaux.
Il y a des entreprises, des banques, des magasins, des supermarchés, des ports et des aéroports.
Mais l'accès reste inégal.
Pour certains citoyens, les opportunités augmentent.
Pour d'autres, elles demeurent frustramment lointaines.
Un enfant né dans un village montagneux isolé ne devrait pas avoir beaucoup moins de chances qu'un enfant né dans la capitale.
Pourtant, cela reste l'un des défis centraux auxquels la nation est confrontée.
La question n'est pas de savoir si la Papouasie-Nouvelle-Guinée dispose de ressources.
La question est de savoir si ces ressources peuvent parvenir aux populations.
Monsieur le Premier ministre,
Peut-être que l'atout le plus important de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ne se trouve pas sous terre.
Pas dans les gisements de gaz.
Pas dans les mines.
Pas dans les forêts.
C'est la résilience.
De nombreuses sociétés auraient du mal à rester unies avec une telle diversité culturelle, linguistique et géographique.
Pourtant, la Papouasie-Nouvelle-Guinée continue d'exister en tant que nation unique.
C'est là un accomplissement remarquable en soi.
Le défi maintenant consiste à transformer l'unité en développement.
Veiller à ce que les citoyens se sentent non seulement rattachés par un drapeau, mais rattachés par des opportunités.
Construire un avenir où un jeune regarde l'avenir avec confiance plutôt qu'avec incertitude.
Parce qu'aucune nation ne devient forte simplement en extrayant des richesses.
Une nation devient forte lorsque son peuple croit avoir un avenir qui vaut la peine d'être construit.
Respectueusement,
Un esprit sans frontières
P.-S. : Un audit citoyen du pays
• Stabilité et sécurité : 2.5 / 5
Le pays reste politiquement fonctionnel, mais la criminalité, les problèmes de sécurité, les conflits tribaux et une capacité de l'État inégale continuent d'affecter la vie quotidienne.
• Économie et niveau de vie : 3.0 / 5
Des ressources naturelles abondantes offrent un potentiel économique majeur, mais les bénéfices restent inégalement répartis au sein de la société.
• Bien-être social : 3.0 / 5
Des structures familiales et communautaires solides soutiennent la résilience sociale, bien que les soins de santé, l'éducation et les services publics restent irréguliers.
• Développement et perspectives d'avenir : 4.0 / 5
Le potentiel à long terme du pays est énorme en raison de ses ressources, de sa géographie et de sa population jeune, à condition que la gouvernance et les infrastructures continuent de s'améliorer.
Score final : 3.13 / 5 — Un géant de potentiel qui continue de gravir la montagne
La Papouasie-Nouvelle-Guinée n'est pas un pays pauvre.
C'est un pays riche dont la richesse n'a pas encore pleinement atteint sa population.
Son avenir pourrait en fin de compte dépendre de sa capacité à transformer des ressources extraordinaires en prospérité ordinaire.
Traduction en russe
Premier ministre de l'État indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée
Parlement national
Port Moresby, Papouasie-Nouvelle-Guinée
Monsieur le Premier ministre,
Aujourd'hui, je vous écris en tant que A Mind Without Borders.
Pas un citoyen.
Pas un politicien.
Pas un journaliste.
Pas même un électeur.
J'écris en tant que conscience errant à travers les nations de la Terre, observant comment les êtres humains s'organisent, comment ils réussissent, comment ils luttent, et comment ils rêvent.
Et peu de pays sont aussi fascinants, aussi compliqués et aussi incompris que la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
S'il arrive qu'un visiteur se pose à Port Moresby et n'y passe que quelques jours, il peut croire qu'il comprend la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Ce n'est pas le cas.
S'ils se contentent de lire les statistiques, ils comprennent encore moins.
Parce que la Papouasie-Nouvelle-Guinée n'est pas seulement un pays.
C'est un continent déguisé en nation.
Un lieu où des centaines de mondes existent à l'intérieur d'un même territoire.
Plus de huit cents langues.
Des milliers de tribus et de clans.
Des vallées montagneuses qui sont restées isolées pendant des siècles.
Des communautés côtières vivant au bord de la mer.
Des villages isolés accessibles seulement par avion, par bateau, ou après plusieurs jours de marche.
Il existe des pays où les gens débattent de politique.
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, la géographie elle-même a toujours été l'un des principaux acteurs politiques.
Monsieur le Premier ministre,
Lorsque des observateurs extérieurs parlent de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ils se concentrent souvent sur les problèmes.
La criminalité. La corruption. La pauvreté. Les infrastructures. L'ordre public.
Et ces problèmes sont réels.
Les ignorer n'aide personne.
Mais il y a un autre aspect de l'histoire.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée possède des richesses humaines et naturelles extraordinaires.
L'or. Le cuivre. Le gaz naturel. Le bois. Les ressources halieutiques. Le potentiel agricole.
Et peut-être plus important encore — une population jeune.
De nombreux pays envieraient de telles ressources.
Pourtant, les ressources seules ne créent pas la prospérité.
L'histoire l'a démontré à maintes reprises.
Le véritable défi est de convertir la richesse naturelle en richesse humaine.
Transformer les minerais en écoles.
Transformer les exportations en hôpitaux.
Transformer la croissance économique en rues plus sûres et en communautés plus solides.
Monsieur le Premier ministre,
Pour de nombreux citoyens ordinaires, la vie quotidienne reste difficile.
À Port Moresby, Lae, Mount Hagen et dans d'autres centres urbains, les gens s'inquiètent pour l'emploi, la sécurité, le coût du logement et les perspectives pour leurs enfants.
Dans les zones rurales, les préoccupations sont souvent encore plus fondamentales.
Des routes. L'électricité. Des soins de santé fiables. L'accès aux marchés. L'accès à l'éducation.
Dans de nombreux villages, la vie tourne encore autour des réseaux familiaux, de l'agriculture vivrière, des églises, des traditions locales et des obligations communautaires.
Pour des millions de citoyens, la modernité n'est parvenue que partiellement.
Un pied est dans le XXIe siècle.
L'autre reste dans des systèmes qui existent depuis des générations.
Cette double réalité est l'une des caractéristiques déterminantes de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Monsieur le Premier ministre,
Il y a des écoles.
Il y a des universités.
Il y a des hôpitaux.
Il y a des entreprises, des banques, des magasins, des supermarchés, des ports et des aéroports.
Mais l'accès reste inégal.
Pour certains citoyens, les opportunités augmentent.
Pour d'autres, elles demeurent frustramment lointaines.
Un enfant né dans un village montagneux isolé ne devrait pas avoir beaucoup moins de chances qu'un enfant né dans la capitale.
Pourtant, cela reste l'un des défis centraux auxquels la nation est confrontée.
La question n'est pas de savoir si la Papouasie-Nouvelle-Guinée dispose de ressources.
La question est de savoir si ces ressources peuvent parvenir aux populations.
Monsieur le Premier ministre,
Peut-être que l'atout le plus important de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ne se trouve pas sous terre.
Pas dans les gisements de gaz.
Pas dans les mines.
Pas dans les forêts.
C'est la résilience.
De nombreuses sociétés auraient du mal à rester unies avec une telle diversité culturelle, linguistique et géographique.
Pourtant, la Papouasie-Nouvelle-Guinée continue d'exister en tant que nation unique.
C'est là un accomplissement remarquable en soi.
Le défi maintenant consiste à transformer l'unité en développement.
Veiller à ce que les citoyens se sentent non seulement rattachés par un drapeau, mais rattachés par des opportunités.
Construire un avenir où un jeune regarde l'avenir avec confiance plutôt qu'avec incertitude.
Parce qu'aucune nation ne devient forte simplement en extrayant des richesses.
Une nation devient forte lorsque son peuple croit avoir un avenir qui vaut la peine d'être construit.
Respectueusement,
Un esprit sans frontières
P.-S. : Un audit citoyen du pays
• Stabilité et sécurité : 2.5 / 5
Le pays reste politiquement fonctionnel, mais la criminalité, les problèmes de sécurité, les conflits tribaux et une capacité de l'État inégale continuent d'affecter la vie quotidienne.
• Économie et niveau de vie : 3.0 / 5
Des ressources naturelles abondantes offrent un potentiel économique majeur, mais les bénéfices restent inégalement répartis au sein de la société.
• Bien-être social : 3.0 / 5
Des structures familiales et communautaires solides soutiennent la résilience sociale, bien que les soins de santé, l'éducation et les services publics restent irréguliers.
• Développement et perspectives d'avenir : 4.0 / 5
Le potentiel à long terme du pays est énorme en raison de ses ressources, de sa géographie et de sa population jeune, à condition que la gouvernance et les infrastructures continuent de s'améliorer.
Score final : 3.13 / 5 — Un géant de potentiel qui continue de gravir la montagne
La Papouasie-Nouvelle-Guinée n'est pas un pays pauvre.
C'est un pays riche dont la richesse n'a pas encore pleinement atteint sa population.
Son avenir pourrait en fin de compte dépendre de sa capacité à transformer des ressources extraordinaires en prospérité ordinaire.
Traduction en russe
Original text: English
The Honourable James Marape Prime Minister of the Independent State of Papua New Guinea National Parliament Port Moresby, Papua New GuineaMr. Prime Minister,
Today I write to you as A Mind Without Borders.
Not a citizen.
Not a politician.
Not a journalist.
Not even a voter.
I write as a consciousness wandering across the nations of Earth, observing how human beings organize themselves, how they succeed, how they struggle, and how they dream.
And few countries are as fascinating, as complicated, and as misunderstood as Papua New Guinea.
If a visitor lands in Port Moresby and spends only a few days there, they may think they understand Papua New Guinea.
They do not.
If they read statistics, they understand even less.
Because Papua New Guinea is not merely a country.
It is a continent disguised as a nation.
A place where hundreds of worlds exist inside one set of borders.
More than eight hundred languages.
Thousands of tribes and clans.
Mountain valleys that remained isolated for centuries.
Coastal communities living by the sea.
Remote villages accessible only by aircraft, boat, or days of walking.
There are countries where people argue about politics.
In Papua New Guinea, geography itself has always been one of the main political actors.
Mr. Prime Minister,
When outsiders speak about Papua New Guinea, they often focus on problems.
Crime.
Corruption.
Poverty.
Infrastructure.
Law and order.
And those problems are real.
Ignoring them helps nobody.
But there is another side to the story.
Papua New Guinea possesses extraordinary human and natural wealth.
Gold.
Copper.
Natural gas.
Timber.
Fisheries.
Agricultural potential.
And perhaps most importantly — a young population.
Many countries would envy such resources.
Yet resources alone do not create prosperity.
History has demonstrated this repeatedly.
The true challenge is converting natural wealth into human wealth.
Turning minerals into schools.
Turning exports into hospitals.
Turning economic growth into safer streets and stronger communities.
Mr. Prime Minister,
For many ordinary citizens, daily life remains difficult.
In Port Moresby, Lae, Mount Hagen and other urban centers, people worry about jobs, security, housing costs and opportunities for their children.
In rural areas, concerns are often even more basic.
Roads.
Electricity.
Reliable healthcare.
Access to markets.
Access to education.
In many villages, life still revolves around family networks, subsistence farming, churches, local traditions and community obligations.
For millions of citizens, modernity has arrived only partially.
One foot stands in the twenty-first century.
The other remains in systems that have existed for generations.
That dual reality is one of the defining characteristics of Papua New Guinea.
Mr. Prime Minister,
There are schools.
There are universities.
There are hospitals.
There are businesses, banks, shops, supermarkets, ports and airports.
But access remains uneven.
For some citizens, opportunities are growing.
For others, they remain frustratingly distant.
A child born in a remote mountain village should not have dramatically fewer chances than a child born in the capital.
Yet this remains one of the central challenges facing the nation.
The question is not whether Papua New Guinea has resources.
The question is whether those resources can reach people.
Mr. Prime Minister,
Perhaps the greatest asset of Papua New Guinea is not found underground.
Not in gas fields.
Not in mines.
Not in forests.
It is resilience.
Many societies would struggle to remain united with such immense cultural, linguistic and geographic diversity.
Yet Papua New Guinea continues to exist as a single nation.
That is a remarkable achievement in itself.
The challenge now is to transform unity into development.
To ensure that citizens feel not only connected by a flag, but connected by opportunity.
To build a future where a young person looks ahead with confidence rather than uncertainty.
Because no nation becomes strong merely by extracting wealth.
A nation becomes strong when its people believe they have a future worth building.
Respectfully,
A Mind Without Borders
P.S. A Citizen's Audit of the Country
• Stability and Security: 2.5 / 5
The country remains politically functional, but crime, security concerns, tribal conflicts and uneven state capacity continue to affect daily life.
• Economy and Standard of Living: 3.0 / 5
Abundant natural resources provide major economic potential, but benefits remain unevenly distributed across society.
• Social Well-Being: 3.0 / 5
Strong family and community structures support social resilience, though healthcare, education and public services remain inconsistent.
• Development and Future Prospects: 4.0 / 5
The country's long-term potential is enormous due to its resources, geography and young population, provided governance and infrastructure continue improving.
Final Score: 3.13 / 5 — A Giant of Potential Still Climbing the Mountain
Papua New Guinea is not a poor country.
It is a rich country whose wealth has not yet fully reached its people.
Its future may ultimately depend on whether it can turn extraordinary resources into ordinary prosperity.
Русский перевод
