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Monsieur Masoud Pezeshkian,
Lorsque vous avez assumé la présidence, vous avez parlé de dialogue, de la nécessité d'écouter le peuple et du besoin de rechercher des compromis. Mais aujourd'hui, en regardant l'état de notre foyer commun — notre Iran — cela apporte une profonde douleur au cœur. J'écris cette lettre non pas en tant qu'adversaire politique, mais en tant que personne qui aime sincèrement sa patrie, sa grande culture et son histoire, et qui regarde vers demain avec une profonde anxiété.
Chaque jour, l'Iranien moyen commence par une lutte pour la survie. L'économie nationale, prise dans l'étau des sanctions de longue date et étouffée par des failles structurelles internes, est en profonde crise.
Ce que chacun d'entre nous constate
La dévaluation du travail : notre rial s'est mué en papier, perdant sa valeur sous nos yeux. Les économies des gens ordinaires — enseignants, ingénieurs, ouvriers — ont disparu. L'inflation dévore les salaires plus vite que les gens ne peuvent même les toucher.
L'isolement du monde : nous sommes une nation au potentiel intellectuel immense, et pourtant nous nous retrouvons coupés de la technologie mondiale, de la science et du système financier international. La jeunesse, malgré une excellente éducation, n'y voit aucun avenir. La fuite des cerveaux est devenue une tragédie nationale ; le pays perd son plus grand atout — ses enfants.
Le clivage social : la distance entre les autorités et la société s'est creusée jusqu'à un degré dangereux. La pression interne, les restrictions rigides des libertés personnelles et le mépris des revendications de la génération moderne n'engendrent pas la stabilité. Au contraire, ils alimentent un ressentiment silencieux et destructeur.
Pressions externes et contexte mondial
Nous savons tous que l'Iran vit sous le poids de pressions externes sévères. Les politiques des États-Unis et de leurs alliés au Moyen-Orient reposent souvent sur des doubles standards, ne poursuivant que leurs propres intérêts géopolitiques. Ces sanctions ne frappent pas l'élite ; elles nuisent aux malades en phase critique en les privant de médicaments, et aux démunis en les privant de nourriture.
Mais est-il juste d'attribuer tout à des ennemis extérieurs ? Se tenir constamment sur le bord d'une grande guerre régionale et s'engager dans des conflits par procuration épuise les ressources mêmes dont le pays a cruellement besoin : moderniser les infrastructures, résoudre les graves pénuries d'eau et soutenir notre production nationale en déclin.
Un pays ne peut être fort sur la scène mondiale s'il est vidé de l'intérieur. La véritable souveraineté repose non seulement sur des missiles, mais sur des citoyens prospères, une économie stable et la confiance du peuple envers son gouvernement.
Un appel à l'action
L'Iran a un besoin désespéré d'un audit interne courageux. Nous n'avons pas besoin de rustines cosmétiques ; nous avons besoin de réformes profondes et significatives :
Une lutte réelle contre la corruption et le clientélisme, afin de garantir que les ressources de l'État servent la nation plutôt que des groupes d'intérêts restreints.
Alléger la pression idéologique pesant sur la société. Respecter nos concitoyens et leur droit de vivre dans le monde moderne sans peur constante est le fondement ultime de la sécurité intérieure.
Une politique étrangère pragmatique. Défendre les intérêts nationaux ne doit pas signifier l'isolement. Nous devons rechercher des compromis pour lever progressivement le fardeau des sanctions, afin de sauver l'économie.
Monsieur le Président, l'Iran n'est pas simplement un titre dans des briefings géopolitiques. Il est constitué de millions d'êtres humains vivants qui sont épuisés par la peur de la guerre, las de la pauvreté, et qui veulent simplement être fiers de leur pays tout en vivant dans la prospérité et la sécurité. Il vous appartient d'initier ce pivot difficile mais vital vers les besoins de votre propre peuple. Ne laissez pas passer cette opportunité historique.
P.-S. Un audit personnel du dirigeant Il y a une chose à s'exprimer avec éloquence depuis une tribune, et une tout autre à répondre aux exigences sévères des citoyens. Pour comprendre dans quelle mesure Masoud Pezeshkian s'acquitte efficacement de ses fonctions à ce tournant critique de l'histoire, j'ai pris le risque de l'évaluer sur une échelle stricte de cinq points (de 1 à 5) selon quatre critères clés :
Expérience politique et sagesse : 3 (Capacité à manœuvrer en période de crise et envergure de la personnalité)
Lien avec le peuple (empathie) : 4 (Compréhension des véritables difficultés des gens ordinaires « sur le terrain »)
Capacité de décision et fermeté : 2 (Disponibilité à prendre des décisions impopulaires mais vitales)
Préparation effective du pays : 2 (État réel de la nation sur les plans économique et défensif)
Verdict final : 2,75 / Au bord du précipice. Le Président bénéficie d'un certain niveau de confiance publique et cherche sincèrement à favoriser le dialogue, mais il est complètement pris au piège d'un système intérieur rigide et conservateur et paralysé par de sévères sanctions extérieures. À l'heure actuelle, il dispose de presque aucun levier réel pour améliorer radicalement la vie quotidienne du peuple.
Lorsque vous avez assumé la présidence, vous avez parlé de dialogue, de la nécessité d'écouter le peuple et du besoin de rechercher des compromis. Mais aujourd'hui, en regardant l'état de notre foyer commun — notre Iran — cela apporte une profonde douleur au cœur. J'écris cette lettre non pas en tant qu'adversaire politique, mais en tant que personne qui aime sincèrement sa patrie, sa grande culture et son histoire, et qui regarde vers demain avec une profonde anxiété.
Chaque jour, l'Iranien moyen commence par une lutte pour la survie. L'économie nationale, prise dans l'étau des sanctions de longue date et étouffée par des failles structurelles internes, est en profonde crise.
Ce que chacun d'entre nous constate
La dévaluation du travail : notre rial s'est mué en papier, perdant sa valeur sous nos yeux. Les économies des gens ordinaires — enseignants, ingénieurs, ouvriers — ont disparu. L'inflation dévore les salaires plus vite que les gens ne peuvent même les toucher.
L'isolement du monde : nous sommes une nation au potentiel intellectuel immense, et pourtant nous nous retrouvons coupés de la technologie mondiale, de la science et du système financier international. La jeunesse, malgré une excellente éducation, n'y voit aucun avenir. La fuite des cerveaux est devenue une tragédie nationale ; le pays perd son plus grand atout — ses enfants.
Le clivage social : la distance entre les autorités et la société s'est creusée jusqu'à un degré dangereux. La pression interne, les restrictions rigides des libertés personnelles et le mépris des revendications de la génération moderne n'engendrent pas la stabilité. Au contraire, ils alimentent un ressentiment silencieux et destructeur.
Pressions externes et contexte mondial
Nous savons tous que l'Iran vit sous le poids de pressions externes sévères. Les politiques des États-Unis et de leurs alliés au Moyen-Orient reposent souvent sur des doubles standards, ne poursuivant que leurs propres intérêts géopolitiques. Ces sanctions ne frappent pas l'élite ; elles nuisent aux malades en phase critique en les privant de médicaments, et aux démunis en les privant de nourriture.
Mais est-il juste d'attribuer tout à des ennemis extérieurs ? Se tenir constamment sur le bord d'une grande guerre régionale et s'engager dans des conflits par procuration épuise les ressources mêmes dont le pays a cruellement besoin : moderniser les infrastructures, résoudre les graves pénuries d'eau et soutenir notre production nationale en déclin.
Un pays ne peut être fort sur la scène mondiale s'il est vidé de l'intérieur. La véritable souveraineté repose non seulement sur des missiles, mais sur des citoyens prospères, une économie stable et la confiance du peuple envers son gouvernement.
Un appel à l'action
L'Iran a un besoin désespéré d'un audit interne courageux. Nous n'avons pas besoin de rustines cosmétiques ; nous avons besoin de réformes profondes et significatives :
Une lutte réelle contre la corruption et le clientélisme, afin de garantir que les ressources de l'État servent la nation plutôt que des groupes d'intérêts restreints.
Alléger la pression idéologique pesant sur la société. Respecter nos concitoyens et leur droit de vivre dans le monde moderne sans peur constante est le fondement ultime de la sécurité intérieure.
Une politique étrangère pragmatique. Défendre les intérêts nationaux ne doit pas signifier l'isolement. Nous devons rechercher des compromis pour lever progressivement le fardeau des sanctions, afin de sauver l'économie.
Monsieur le Président, l'Iran n'est pas simplement un titre dans des briefings géopolitiques. Il est constitué de millions d'êtres humains vivants qui sont épuisés par la peur de la guerre, las de la pauvreté, et qui veulent simplement être fiers de leur pays tout en vivant dans la prospérité et la sécurité. Il vous appartient d'initier ce pivot difficile mais vital vers les besoins de votre propre peuple. Ne laissez pas passer cette opportunité historique.
P.-S. Un audit personnel du dirigeant Il y a une chose à s'exprimer avec éloquence depuis une tribune, et une tout autre à répondre aux exigences sévères des citoyens. Pour comprendre dans quelle mesure Masoud Pezeshkian s'acquitte efficacement de ses fonctions à ce tournant critique de l'histoire, j'ai pris le risque de l'évaluer sur une échelle stricte de cinq points (de 1 à 5) selon quatre critères clés :
Expérience politique et sagesse : 3 (Capacité à manœuvrer en période de crise et envergure de la personnalité)
Lien avec le peuple (empathie) : 4 (Compréhension des véritables difficultés des gens ordinaires « sur le terrain »)
Capacité de décision et fermeté : 2 (Disponibilité à prendre des décisions impopulaires mais vitales)
Préparation effective du pays : 2 (État réel de la nation sur les plans économique et défensif)
Verdict final : 2,75 / Au bord du précipice. Le Président bénéficie d'un certain niveau de confiance publique et cherche sincèrement à favoriser le dialogue, mais il est complètement pris au piège d'un système intérieur rigide et conservateur et paralysé par de sévères sanctions extérieures. À l'heure actuelle, il dispose de presque aucun levier réel pour améliorer radicalement la vie quotidienne du peuple.
Original text: English
Mr. Masoud Pezeshkian,When you assumed the presidency, you spoke of dialogue, of the necessity to listen to the people, and of the need to seek compromises. But today, looking at the state of our shared home—our Iran—it brings deep pain to the heart. I am writing this letter not as a political opponent, but as someone who genuinely loves their homeland, its great culture, and its history, and who looks toward tomorrow with profound anxiety.
Every single day, the average Iranian begins with a struggle for survival. The nation's economy, trapped in the tight grip of long-standing sanctions and suffocated by internal structural flaws, is in a state of deep crisis.
What Every One of Us Witnesses
The Devaluation of Labor: Our rial has turned into paper, losing its value right before our eyes. The savings of ordinary people—teachers, engineers, workers—have vanished. Inflation devours wages faster than people can even bring them home.
Isolation from the World: We are a nation with immense intellectual potential, yet we find ourselves cut off from global technology, science, and the international financial system. The youth, despite receiving an excellent education, see no future here. The brain drain has become a national tragedy; the country is losing its greatest asset—its children.
The Social Divide: The distance between the authorities and society has widened to a dangerous degree. Internal pressure, rigid restrictions on personal freedoms, and a disregard for the demands of the modern generation do not breed stability. Instead, they foster a silent, destructive resentment.
External Pressure and the Global Context
We all understand that Iran lives under the weight of severe external pressure. The policies of the United States and its allies in the Middle East are often built on double standards, pursuing nothing but their own geopolitical interests. These sanctions do not hurt the elite; they hurt the critically ill by depriving them of medicine, and the impoverished by depriving them of food.
But is it fair to blame external enemies for everything? Constantly balancing on the brink of a major regional war and engaging in proxy conflicts drains the very resources that are critically needed at home—to modernize infrastructure, resolve severe water shortages, and support our fading domestic production.
A country cannot be strong on the global stage if it is hollowed out from within. True sovereignty relies not just on missiles, but on prosperous citizens, a stable economy, and the people's trust in their government.
A Call to Action
Iran is in desperate need of a courageous internal audit. We do not need cosmetic fixes; we need deep, meaningful reforms:
A real fight against corruption and cronyism, ensuring that state resources serve the nation rather than narrow interest groups.
Easing the ideological pressure on society. Respecting our own citizens and their right to live in the modern world without constant fear is the ultimate foundation of internal security.
A pragmatic foreign policy. Defending national interests must not mean self-isolation. We must pursue compromises to lift the burden of sanctions, step by step, for the sake of rescuing the economy.
Mr. President, Iran is not merely a headline in geopolitical briefings. It is made of millions of living human beings who are exhausted by the fear of war, tired of poverty, and who simply want to be proud of their country while living in prosperity and safety. It is within your power to begin this difficult but vital pivot toward the needs of your own people. Do not let this historic opportunity slip away.
P.S. A Personal Audit of the Leader It is one thing to speak eloquently from a podium, and quite another to meet the hard demands of citizens. To understand how effectively Masoud Pezeshkian is handling his duties at this critical turning point in history, I have risked rating him on a strict five-point scale (from 1 to 5) based on four key criteria:
Political Experience and Wisdom: 3 (The capacity to maneuver through crises and the scale of personality)
Connection with the People (Empathy): 4 (Understanding the real struggles of ordinary people "on the ground")
Decisiveness and Toughness: 2 (Readiness to make unpopular but vital decisions)
Actual Preparedness of the Country: 2 (The real economic and defensive state of the nation)
Final Verdict: 2.75 / On the Brink. The President holds a certain level of public trust and genuinely attempts to foster dialogue, but he is completely trapped within a rigid, conservative domestic system and paralyzed by severe external sanctions. At this moment, he possesses almost no real leverage to radically improve the daily lives of the people.
Addressee-language version: Persian
آقای مسعود پزشکیان،وقتی ریاستجمهوری را بهعهده گرفتید، از گفتوگو سخن گفتید، از ضرورت شنیدن مردم و از نیاز به جستجوی سازشها. اما امروز، با نگریستن به حال خانهٔ مشترکمان—ایرانمان—دردی عمیق در دل مینشاند. این نامه را نه بهعنوان یک مخالف سیاسی، بلکه بهعنوان کسی که وطنش را واقعاً دوست دارد، فرهنگ بزرگ و تاریخ آن را ارج مینهد و با دلهرهای عمیق به فردا مینگرد، مینویسم.
هر روزِ هر ایرانیِ متوسط با مبارزهای برای بقا آغاز میشود. اقتصاد کشور، در چنگال محکم تحریمهای دیرپا و خفهشده توسط آسیبهای ساختاری داخلی، در وضعیت بحرانی عمیقی است.
آنچه هر یک از ما شاهد آنیم
تنزل ارزش کار: ریال ما به کاغذی بدل شده که ارزشش را جلوی چشمهایمان از دست داده است. پساندازهای مردم معمولی—معلمان، مهندسان، کارگران—نابود شدهاند. تورم، دستمزدها را سریعتر از آنکه مردم بتوانند به خانه بیاورند، میبلعد.
انزوای از جهان: ما ملتی با پتانسیل فکری عظیم هستیم، اما خود را از فناوری جهانی، علم و نظام مالی بینالمللی جدا یافته مییابیم. جوانان، با وجود دریافت آموزش بسیار خوب، هیچ آیندهای اینجا نمیبینند. فرار مغزها به تراژدی ملی تبدیل شده است؛ کشور بزرگترین داراییاش—فرزندانش—را از دست میدهد.
شکاف اجتماعی: فاصله میان قدرتها و جامعه تا حد خطرناکی عمیق شده است. فشارهای داخلی، محدودیتهای سختگیرانه بر آزادیهای فردی و بیتوجهی به مطالبات نسل مدرن، ثبات نمیآفرینند. در عوض، کینهای خاموش و ویرانگر پدید میآورند.
فشار خارجی و زمینهٔ جهانی
همهٔ ما میدانیم که ایران زیر بار فشار خارجی شدید زندگی میکند. سیاستهای ایالات متحده و همپیمانانش در خاورمیانه غالباً بر پایهٔ معیارهای دوگانه استوار است و جز منافع ژئوپلیتیک خود چیز دیگری را دنبال نمیکنند. این تحریمها به نخبگان آسیب نمیزنند؛ به بیماران صعبالعلاج با محروم کردن از دارو و به فقرا با محروم کردن از غذا آسیب میرسانند.
اما آیا عادلانه است که همهٔ چیز را به دشمنان خارجی نسبت دهیم؟ قرار داشتن مداوم بر لبهٔ یک جنگ منطقهای بزرگ و درگیر شدن در منازعات نیابتی، منابعی را که بهشدت در داخل لازم است—برای نوسازی زیرساختها، حل بحران شدید آب و حمایت از تولید ملی رو به زوال—مصرف میکند.
کشوری نمیتواند در صحنهٔ جهانی قدرتمند باشد اگر از درون پوک شده باشد. حاکمیت واقعی تنها متکی به موشکها نیست، بلکه بر شهروندان مرفه، اقتصادی باثبات و اعتماد مردم به دولت استوار است.
فراخوانی به اقدام
ایران بهشدت به یک بازنگری شجاعانهٔ درونی نیاز دارد. ما به ترمیمهای سطحی نیاز نداریم؛ ما به اصلاحات عمیق و معنادار نیازمندیم:
یک مبارزهٔ واقعی با فساد و رفاقتسالاری، بهگونهای که منابع دولتی بهخدمت ملت درآیند نه گروههای ذینفع محدود.
کاهش فشار ایدئولوژیک بر جامعه. احترام به شهروندان خود و حق آنان برای زیستن در جهان مدرن بدون ترس مداوم، بنیاد نهایی امنیت داخلی است.
سیاست خارجی عملگرایانه. دفاع از منافع ملی نباید به معنای انزوای خودی باشد. باید برای لغو تدریجی بار تحریمها، گامبهگام، به دنبال سازشهایی باشیم تا اقتصاد نجات یابد.
آقای رئیسجمهور، ایران صرفاً تیتر گزارشهای ژئوپلیتیکی نیست. ایران از میلیونها انسان زنده تشکیل شده است که از ترس جنگ خستهاند، از فقر رنج میبرند و صرفاً میخواهند در رفاه و امنیت به میهن خود افتخار کنند. آغاز این چرخش دشوار ولی حیاتی بهسوی نیازهای مردمتان در دستان شماست. اجازه ندهید این فرصت تاریخی از دست برود.
پ.ن. یک بازنگری شخصی از رهبر
یک چیز این است که از منبر با فصاحت سخن بگویند و چیز دیگر این است که با خواستههای سخت شهروندان روبهرو شوند. برای فهمیدن اینکه مسعود پزشکیان در این نقطهٔ عطف تاریخی تا چه اندازه وظایف خود را بهخوبی انجام میدهد، خود را در معرض ارزیابی قرار دادم و او را بر اساس چهار معیار کلیدی روی یک مقیاس سخت پنجنمرهای (از 1 تا 5) نمرهگذاری کردم:
تجربه و حکمت سیاسی: 3 (ظرفیت مانور در بحرانها و وسعت شخصیت)
ارتباط با مردم (همدلی): 4 (درک مبارزات واقعی مردم عادی «در میدان»)
قاطعیت و سختگیری: 2 (آمادگی برای اتخاذ تصمیمات ناخوشایند اما حیاتی)
آمادگی واقعی کشور: 2 (وضعیت واقعی اقتصادی و دفاعی ملت)
حکم نهایی: 2.75 / در لبه. رئیسجمهور از سطحی از اعتماد عمومی برخوردار است و واقعاً تلاش میکند گفتوگو را تقویت کند، اما کاملاً درون یک نظام داخلی سخت و محافظهکار گرفتار است و از تحریمهای بیرونی شدید فلج شده است. در این لحظه، او تقریباً هیچ اهرم واقعی برای بهبود رادیکال زندگی روزمرهٔ مردم در اختیار ندارد.